vendredi 4 juillet 2008

Raymond émerveille

Ainsi donc le comité central de la FFF a tranché, après Domenech 1 ce sera Domenech 2. Sévèrement burné, le choix ? Non, sévèrement cadré. Car Blu-Ray ne s’occupera plus que d’une chose, devenue parfois accessoire dans le foot actuel : le terrain, rien que le terrain…

Avec un score à la soviétique, Jean-Pierre Escalope, pardon Escalettes, a réussi à maintenir son poulain à la tête de la sélection. Bon, coach Raymond devra faire de gros efforts pour rester dans son rôle, mieux répondre aux questions des journalistes, choisir un peu plus soigneusement son canal de diffusion et mettre un peu d’eau dans son vin, soit un peu plus de modestie dans ses interventions parfois galactiques (on parle ici d’espace intersidéral voire intersidérant et pas du Real d’il y a quelques années).

Il y a une bonne nouvelle tout de même, on échappe à Dédé Deschamps, à sa cohorte de préparateurs et parieurs italiens et au lobbying Danonesque des anciens de 98. Même si crampon sur la semelle ou cherry sur le cake, la FFF économise un petit (si on est riche) ou un gros (si on ne l’est pas) million d’euros. Ca en aurait représenté quelques unes de cotisations de licenciés pour un seul licenciement…

Néanmoins, on se demande si le gâchis suissautrichien a vraiment été entendu par les 18+1 du comité central. Tel un groupiescule (groupuscule fait de groupies) sarkoziste, il a vu dans les derniers développements de la vie des Bleus davantage un problème de communication que de méthodes, de choix tactique ou de gestion de l’effectif. Il va falloir désenclaver l’équipe de France. Finis les palaces bunkers de la dernière rafale ? Terminés les entraînements derrière des bâches ? L’avenir nous le dira.

Enfin, l’avenir de Ray-D (prononcer ready) semble un peu plus précaire qu’auparavant et un doigt des instances dirigeantes sur le bouton du siège éjectable en cas de contre performance ne semble plus improbable voire impossible. La précarité sera-t-elle le nouveau moteur de Monsieur Denis ?

Donc, bonne chance à Raymond la Science pour pouvoir se désintoxiquer du système communicationnel laborieusement mis en place ces dernières années coincé entre ses commissaires politiques estampillés FFFPro… Enfin, peut-on considérer les futurs déplacements de Blu-Ray à Bucarest, Belgrade, Vilnius ou Tórshavn comme autant de récompense. Et Vienne ? N'est-ce pas tourner la plaie autour du couteau pour celui qui n'aura pas pu voir le Ernst Happel Stadion ? Ah, ces sadiques de la FFF !
On vous laisse avec le poisson d'avril raymondien qui en était un... mais pas là où l'on pense. Ah le coup de Veira !
UAFEP !


mardi 1 juillet 2008

Quand les Verts gagnent (gagnaient)...

1976. Le Chaudron (non, pas de Courcel...). Match retour des 1/2 finales contre Kiev. Aller, perdu 2-0. Bref, mission impossible pour les Verts stéphanois face à l'ogre ukrainien, alors meilleur onze européen de l'avis général.

Curkovic, Lopez, Janvion, Piazza, Larqué, Bathenay et l'ange vert charentais, Dominique Rocheteau (le joueur qui n'a eu que 2 cartons jaunes de sa carrière et pas de rouge, celui qui lisait Rouge et écoutait du Rock, allaient nous réserver une "sacrée soinrée" (sic), comme dit Jean-Pierre Foucault.

Toute une génération a commencé à s'intéresser au foot grâce à ces Verts. Ah, qu'elles étaient belles les victoires, presque aussi belles que la défaite de Glascow... La voie était tracée pour les tricolores (on ne les appelait pas encore les Bleus) dans l'Argentine de Videla (videz la junte !) et de 1978.

UAFEP !


Champions d'Europe de la diversité


L'histoire des noirs en équipe de France de football
envoyé par afriktv


Le championnat d’Europe de football qui s'est déroulé chez nos voisins helvètes et dans le beau pays de Jorg Haider, l’Autriche, est comme son nom l’indique réservé aux nations européennes. D'ailleurs la finale a eu lieu et l'Espagne a battu l'Allemagne. Où étaient le Cameroun, la Corée du sud, le Brésil, etc. ?

Pour autant, le football européen n’est pas unicolore. Quelques équipes des anciens empires colonialistes comptent dans leurs rangs des joueurs extra continentaux. Mais pas seulement…

Certes, l’Angleterre n’a pas réussi à se qualifier pour cette compétition. Si le pays de Shakespeare, d’Elisabeth II et des Monty Pythons posséda autrefois un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais, le soleil s’est couché cette fois sur l’empire footballistique des angliches. Nous serons donc privés de joueurs originaires des West Indies ou de la Gold Coast… La Belgique, outre ses Wallons, immigrés de l’intérieur s’est également ouverte aux joueurs d’origine congolaise ou burundaise, mais on ne les verra pas non plus.

Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, nul ne sera étonné de constater que certaines équipes ne possèdent pas beaucoup de joueurs extra continentaux. Ainsi, Roumanie, Russie, Tchéquie, Polonie, Autrichie, Croatie ou Grécie semblent réfractaires à une ouverture à la diversité. Bien sûr, on pourra me rétorquer à juste titre d’ailleurs, que certains de ces pays sont restés enclavés derrière un rideau de fer durant quelques décennies. Pourtant, l’URSS avait quelques pays frères comme Cuba, l’Angola ou le Mozambique, voire l’Ethiopie de Mengistu, ainsi qu’une université à Moscou au nom prometteur d’Université Patrice Lumumba…

On remarquera également que la plupart de ces pays ont pu manifester récemment une certaine réserve vis-à-vis des allochtones, de Jirinovski en Russie à Haider en Autriche, des jumeaux Kaczinski en Pologne au nationaliste croate Franjo Tudjman, sans oublier l’Italie est ses néo fascistes, parfois plus fascistes que néo… Pourtant, cela ne suffit pas à expliquer le problème, la France, de Le Pen à Hortefeux ou les Pays Bas et la frange (voire la fange) populiste de Pim Fortuyn, étant de parfaits contre-exemples…

On remarquera également que quelques pays ont su s’ouvrir à la diversité sans posséder d’empire. Ainsi, la Turquie, la Suède, l’Allemagne, ont-ils timidement certes, mais il faut un début à tout, ouvert les rangs de leur équipe nationale à des joueurs d’origine africaine ou brésilienne. Car il est plus facile de se faire naturaliser européen lorsqu’on est un joueur brésilien de haut niveau qu’un balayeur, même de haut niveau. Le Turc Mehmet Aurélio, comme son ancien compatriote devenu tunisien Santos connaissent la filière.

Alors, quelles équipes restent dans notre carré final de la diversité ? Le Portugal, les Pays-Bas, la Suisse et, ce n’est un secret pour personne, et surtout pas pour l’inénarrable Georges Frêche et l’inimitable Finkelkraut, la France. La Suisse n’ayant pas eu d’empire colonial mais dont les banques ont la haute main sur les comptes bancaires de quelques dirigeants dont nous tairons les noms pour ne pas nuire à messieurs Bongo, Sassou Nguesso, Biya et quelques autres, étant un cas à part, nous nous focaliserons sur les trois nations restantes.

Les Pays-Bas, depuis la génération dorée de 1988 avec notamment Gullit et Rijkaard, se sont rappelés qu’ils avaient quelques possessions outre-mer, des Antilles néerlandaises au Surinam. Mais, ce n’est pas tout, l’intégration, si j’ose dire, dans le 11 orange de joueurs du Maghreb comme Khalid Boulahrouz, reflète quelque peu la diversité d’une société diverse.

Pour le Portugal qui ne s’est toujours pas remis de la classe et des exploits de sa perle Eusebio, l’ex empire reste un réservoir de joueurs, du Brésil (Pepe et Déco) à l’Angola (Bosingwa).

Mais, malgré leurs efforts, ces deux équipes, n’arrive pas au bas du protège tibia (pardon, à la cheville) de l’équipe de France, véritable nation arc en ciel qui nous offre (c’est gratuit, alors prenons) un nuancier teinté de mélanine offrant toute la gamme sur la palette de la diversité. Fruit d’une longue histoire qui permit dans un autre domaine à des colonisés de devenir ministres français avant les soi-disant indépendances, qui se souvient aujourd’hui de Raoul Diagne, sénégalo-guyanais, qui entra dans le 11 tricolore en 1931 en même temps que… son père Blaise au gouvernement ? Raoul Diagne fut même le premier capitaine noir de l’équipe de France… en 1941.

Alors, sur le plan de la diversité et nonobstant l’aspect sportif, les Bleus, dans leur histoire, avec Raoul Diagne, Larbi Ben Barek, Lucien Cossou, Marius Trésor, Jean-Pierre Adams, Jacques Zimako et bien d’autres, ont été les artisans de l’ouverture, et les grands frères si chers à Rachida Dati de nos actuels Benzema, Mandanda ou Gomis.

Le mot de la fin à l’essentiel Aimé Césaire : « Pourquoi certains ont-ils dit qu’il y avait trop de joueurs noirs en France ? Mais parce qu’il y a trop de blancs racistes. »

CQFD, messieurs Frêche et Finkelkraut…

lundi 30 juin 2008

Thuram : un coeur gros comme çà


Véritablement connu du grand public avec ses deux buts exceptionnels contre la Croatie lors de France 98 en demi-finale, Lilian Thuram a connu une carrière de footballeur pro exceptionnelle.

Alors qu’une fin de carrière semblait se dessiner au PSG, les examens médicaux ont montré qu’il avait un trop gros cœur pour pouvoir y jouer la saison prochaine. Surprise ?

Outre le fait médical du sportif, les prises de position de l’homme contre le racisme et les discriminations, membre du Haut Conseil à l’Intégration, Lilian Thuram, infatigable promoteur du Gwoka sur son île et notamment lors du festival annuel qu’il organise à l’Anse Bertrand, a effectivement un cœur gros comme çà et peut-être trop gros pour le monde du football actuel et en particulier aux côtés de l’ancien producteur présentateur du « Droit de savoir » sur TF1. Pour celui qui n’a pas hésité à se frotter au candidat Sarkozy, on respire…

Les Boulogne Boys n’auront donc certainement pas le plaisir de le conspuer la saison prochaine. Les sans-papiers de Cachan n'auront pas la possibilité de l'applaudir. TF1 n’aura pas sa tête de gondole pour reportages de Téléfoot…

Quel sera le prochain chantier de Lilian ? Une académie du foot et de la citoyenneté en Guadeloupe, au Burundi dont est à moitié originaire sa compagne ? Faisons lui confiance, cet être humain, véritablement humain, saura rebondir comme un ballon devant le but de Landreau…

Jah.

En prime, deux vidéos. La première réalisée par Claire Denis pour l'exposition Diaspora, et la deuxième, cherry sur le cake, interview pour la télé congolaise (K).





La Mauritanie monte en impuissance


Les Mourabitounes ont été laminés ce dimanche à Addis-Ababa par les Ethiopiens qui se sont imposés par le score sans appel de 6 à 1. L’ampleur de la défaite nous ramène 24 ans en arrière exactement en 1984 lorsque le Sénégal nous a administré une défaite similaire à Freetown (Sierra Léone) lors du tournoi amical Amilcar Cabral. Pourtant on croyait que les vieux démons étaient définitivement enterrés et plus personne ne nous humiliera.

Malheureusement, le terrain nous ramène à la réalité parce que les Mourabitounes ont enregistré 4 défaites en 4 sorties dans le cadre des éliminatoires combinés CAN/Coupe du Monde 2010. Ils ont encaissé 14 buts et n’en ont marqué que 2. C’est dire qu’ils sont vraiment les derniers de la classe sans aucune contestation. Pourtant à l’annonce de la composition des poules des éliminatoires, l’espoir était permis et tout le monde pensait à une possible qualification pour la Coupe d'Afrique des Nations en qualité de meilleur deuxième. C'était le calcul que l'on faisait entre sportifs. On se disait : « mis à part le Maroc, le Rwanda et l'Ethiopie étaient à notre portée et que notre objectif est d'abord de s'imposer devant ces équipes à domicile pour ensuite aller négocier à l'extérieur ».

Une logique qui tient pour une équipe qui connait ses capacités, ainsi que celles de ses adversaires et dont les responsables ont des plans très clairs et précis. Alors qu’est ce qui s’est réellement passé pour que l’on se retrouve dans la situation actuelle ? Qu’est ce qui n’a pas été fait ? Avons nous réellement une équipe nationale digne de ce nom ? Autant de questions qui méritent réflexion.

Nous n’avons pas d’équipe A

Cependant, la dernière question semble la plus simple à répondre parce que nous n’avons pas une équipe nationale digne de ce nom et les faits sont clairs et parlants :

D’abord sur les collines de Kigali, les Mourabitounes ont laissé des plumes devant une équipe qui s’est avérée largement supérieure en menant les débats du début jusqu’à la fin de la rencontre. Ni Dahmed Ould Teguédi, ni Yohan Langlet, ni Souleimane Diallo, n’ont pu faire quelque chose devant une équipe motivée et surtout engagée. A Kigali, les Mourabitounes n’ont pas seulement perdu par 3 à 0, mais aussi 50% de leur potentiel avec la blessure de Souleimane Diallo. D’autre part, les joueurs amenés à de lourds frais de l’étranger se sont avérés des joueurs de seconde zone qui n’ont à faire dans une équipe nationale. Tout cela a été mis sur le compte de la recherche d’une équipe compétitive qui tire sa source de joueurs professionnels et les sportifs ont resserré les rangs autour de l’équipe en attendant le second match, espérant que la trajectoire sera corrigée.

La dure réalité du terrain

Ensuite c’était le premier match à domicile contre les Lions de l’Atlas et l’on croyait toujours à un sursaut d’orgueil de nos représentants. Des comités de supporters ont fleuri de partout pour encourager l’équipe en considérant toujours qu’il s’agissait d’une erreur de parcours, selon les arguments de l’ancien entraîneur des Mourabitounes, Alain Moizan qui avait déclaré «qu’il s’agissait d’un naufrage collectif du essentiellement au long voyage et aux conditions climatiques ». Donc pour le match contre le Maroc, les supporters y croyaient encore. Cependant après seulement 10 minutes de jeu et l’ouverture du score par les Marocains qui donnaient l’impression de jouer réellement à domicile, les doutes ont resurgis pour laisser place à une très grande déception et surtout une très grande colère à l’encontre des responsables de la Fédération.

Le départ d’un entraîneur et l’arrivée d’un nouveau

Après cette défaite et sous la pression de l’opinion sportive, l’entraîneur Alain Moizan et l’ensemble de son staff ont été remerciés et Mohamed Salem Ould Harouna dit Sneidry, le directeur technique national, a été chargé d’assurer l’intérim et de préparer le match contre l’Ethiopie. Il faut dire que le départ de l’entraîneur s’imposait, seulement était ce suffisant pour booster l’équipe qui n’existe réellement pas parce qu’elle a montré ses limites durant les deux premières rencontres en pêchant dans les différents secteurs de jeu. Pour le match contre l’Ethiopie Mohamed Salem Ould Harouna dit Sneidry fera appel à de nouveaux joueurs comme les frères Sidibé et Ely Cheikh Ould Voulani. Cependant contre une équipe Ethiopienne sympathique et homogène, il ne fera pas mieux qu’Alain Moizan, et perdra sa première sortie à domicile sur le score de 1 à 0. Un score qui ne reflète pas le déroulement de la rencontre parce que les Ethiopiens ont dominé durant toute la rencontre.

L’humiliation en Ethiopie

Une semaine plus tard en Ethiopie, les Mourabitounes remaniés à cause de la défection de nombreux joueurs, sont submergés par les éthiopiens qui se sont imposés 6 à 1. Une défaite humiliante qui confirme la médiocrité de notre équipe nationale et qui nous interpelle tous sur la conduite à tenir. Certains mettront cette déroute sur le compte de l’altitude, mais ce justificatif est aussi valable pour les autres formations. Il faut que nous ayons l’honnêteté de reconnaître que notre équipe nationale est loin d’être prête pour entrer dans l’arène des grands. Le reconnaître nous permettra de repartir sur un bon pied et surtout de mieux préparer l’avenir. Il ne faut surtout pas que l’on continue à entretenir un gouffre financier parce que c’est bien de cela qu’il s’agit.

Prendre les bonnes décisions

Voilà un peu la genèse du parcours des Mourabitounes à deux journées de la fin des éliminatoires combinés CAN/Coupe du Monde 2010. Au niveau de la poule, ils occupent la dernière place et n’ont aucun espoir de se qualifier pour la CAN et encore moins pour le Mondial 2010. Donc finis les espoirs nourris par certains avant le début des compétitions. Aujourd’hui on doit se rendre à l’évidence parce que nous n’avons pas une équipe performante à ce niveau et encore moins de joueurs professionnels « visibles ». Ceux qui le sont n’assument pas totalement leur « mauritanité ». Donc nous devons chercher à former un vrai réservoir que nous aurons sous la main et non des chimères que l’on ne contrôle pas.

Il n y a pas honte à reconnaitre ses erreurs

C’est pourquoi nous devons nous reporter pour un certain temps sur la petite catégorie qui constitue la seule chance des Mauritaniens pour sortir de l’ornière. L’équipe nationale des juniors, qui doit entrer en lice la semaine prochaine en Gambie, doit être la nouvelle rampe de lancement pour un nouveau départ. Avant nous, de nombreux pays ont choisi de prendre du recul par rapport à certaines compétitions pour mieux se préparer en se consacrant à la formation. C’est de ce genre de décision que nous avons besoin pour mieux nous préparer et surtout éviter de nous ridiculiser (n'est ce pas Jah!) parce que c’est le cas actuellement avec les Mourabitounes seniors. Les responsables du football doivent avoir le courage de prendre les mesures qui s’imposent parce qu’il n’est pas honteux de reconnaitre ses échecs sauf bien sur le cas en france.

Le plus dangereux serait de persister sur une voie que l’on sait perdue d’avance.

Zizou

France - Brésil 1986

Le plus beau match de foot de l'équipe de France : 1986, Mexique, Guadalaraja ! Un stade en jaune autour du rectangle vert...

Un condensé de 10 minutes, les buts, la séance de pénos en intégrale.

Avec Michel Drucker (et Pierre Cangioni ?) et Luis Fernandez en guest stars.
Et Platini qui nous fait une tranformation de rugby...

dimanche 29 juin 2008

L’homme à la tête des Bleus


Après Jacquet, Lemerre, Santini et Domenech, alors que le plus fameux numéro 10 du foot français pantoufle à l’Euro, que l’ancien canari fait le tour de la Confédération Africaine de Football et dans la perspective d’un Dédé Deschamps amenant dans ses sacs de sport sa cohorte de médecins, préparateurs et parieurs italiens, quelle solution reste-t-il à l’équipe de France comme nouveau sélectionneur, y compris Domenech candidat à sa propre succession ?

Tout dépend du visage que nous voulons voir du foot français. Car on choisit l’homme (ou la femme, mais je ne vois pas de candidate pour cette fois, Mme Bachelot ?) en fonction du projet. Ainsi, à un Domenech transparent a correspondu un équipe de France transparente. Tout comme l’idée de revanche transmise les yeux dans les yeux aux joueurs de France 98. Bon, il est vrai que pour Santini, l’épithète (de mérou) est difficile à cerner. Globuleux ? Laborieux ? Toujours est-il que ses bleus s’exprimaient sur le terrain comme le coach (en français le cotche) devant un micro.

Henri Michel portait et ses joueurs également une sorte de fardeau nommée grosse tête (en anglais big melon) et Platini, bof, décevante. Reste donc à bien cerner l’individu qui cotchera les Bleus pour savoir comment seront ceux-ci. Ce blog au doux titre évocateur se doit de prendre parti dans cette lutte d’opinions qui est en quelque sorte la démocratie participative du football association (en brésilien, Futbol). Nous nous reconnaissons dans les récents propos du substitute filmmaker natif de Harfleur dans le 7-6. La victoire n’est pas une fin en soi sauf pour Adidas qui peut ainsi refourguer les soirs de gala quelques millions de tee-shirts supplémentaires. La victoire n’est pas forcément en nous, mais la recherche du plaisir peut et doit être revendiquée.

Un autre football est possible penchera donc pour le retour de l’humanisme aux commandes du Onze français. Peu de candidats répondent à cet objectif. Certains sont même exclus d’office. Adieu messieurs Courbis, Fernandez…

La filière campagnarde

Le récent néo retraité bourguignon d’Appoigny dans l’Yonne, pourrait être un sérieux candidat pour insufler un esprit de modestie et d’humilité à des joueurs trop riches trop jeunes, adeptes du tuning et de la jet set. Un Guy Roux aux commandes pourrait donner cette orientation à une équipe dont le melon est aussi enflé que les chevilles. Au lieu de Stages à Tignes, quelques jours à Appoigny, au club house justement, sur des matelas à même le sol, ça vous forge le mental lorsqu’il s’agit d’aller rencontrer l’équipe nationale d’Azerbaïdjan. Et question terrain les champs de patates n’auront plus de secrets pour des joueurs habitués aux billards et autres tables de poker.

Mais le bon Guy a fait son temps. L’expérience lensoise a tourné court, comme une montée de Pedretti, et l’homme de Citroën et des poulets siglés Bourgoin ne postule plus qu’à prendre ses gouttes tranquillement sans avoir la pression lui faisant faire des erreurs de dosage.

Coach Vahid

La FFF a déjà fait appel à un sélectionneur étranger. Stefan Kovacs a dirigé les tricolores durant deux ans. Les graines qu’il a semées ont été récoltées par son successeur qui avait su à son tour faire fructifier l’héritage comme un bon paysan cauchois du siècle dernier. La venue de Vahid Halilodzic pourrait apporter un peu d’humanité dans un monde de brutes. Certes, brutalement, mais négatif x négatif = positif. Au moins coach Vahid dit ce qu’il pense alors que Domenech ne pense même pas à ce qu’il dit. Au lieu de la petite larme un peu surfaite comme me disait ma concierge à l’occasion de l’éjection, pardon du départ, des 7 trentièmes d’avant l’Euro.

Avec Vahid on l’aurait eu sûrement moins hypocrite et la présumée existante séance d’adieu aurait pu être plus vivante… Mais Coach Vahid a trouvé un job au pays de Gbagbo et de Tiken Jah Fakoly, dont le boulot est justement de faire le lien entre le nord et le sud du pays d’Alpha « béta » Blondy.

Le sorcier sedano-yaoundais

Ce n’est pas parce qu’il a des dreadlocks qu’il joue du bon et vrai reggae, mais côté sportif, il a déjà fait remporter la coupe du monde à la France. En tennis, certes, mais côté masculin et féminin. Mais son père était footballeur pro à Sedan et le grand Yannick joue au Variéty Club. Véritable humaniste et humanitaire, le cœur à gauche, et gauche tendance pétard, Noah pourrait apporter une touche « cool » au poste de sélectionneur.

Lorsqu’on voit le gâchis causé par un apparatchik de la DTN, on se dit qu’un non véritable homme du sérail pourrait ne pas faire pire. Les déplacements à travers l’Europe se feraient dans son bus de tournée et remettrait les pieds sur terre à nos millionnaires en shorts.

On prend le même et…

Raymond ne cache pas qu’il voudrait se succéder lui-même ou en d’autres termes être confirmé dans ses fonctions. Le premier Raymond, avant le retour de Zorro en sauveur puis pourfendeur de Matterrazzi, celui qui voulait bâtir une équipe avec des jeunes et qui répondait à peu près encore aux questions des journalistes en parlant théâtre et astrologie semblait plus humain que le Raymond Denis après ses cours de communication offerts par SFR.

Comme le propose Vikaash Dhorasoo, une bonne thérapie, un bon mea culpa et c’est reparti pour un tour. Les grincheux qui comme nous veulent éviter le système Deschamps sont prêt à accepter d’envoyer Blu-Ray au purgatoire. Ah les belles soirées de match aux îles Féroé, à Belgrade, à Vilnius ou encore à Bucarest ! Le chemin vers l’Afrique du Sud est encore long et passe par ces belles villes au football parfois rugueux.

Retour vers le futur

Ce qu’il faudrait à l’équipe de France, c’est quelqu’un d’expérimenté sur le plan sportif mais humaniste véritable et ayant fait ses preuves. Michel Hidalgo pourrait revenir sauver non pas le soldat Brian, mais les Bleus. Lui seul pourrait leur insuffler un supplément d’âme en résistant aux pressions en en leur ouvrant les yeux sur la vie pour à leur tour en insuffler un peu dans leur jeu.

Les campagnes hidalguesques de 1982 et 1984 ont fait rêver mais aussi toucher de la mâchoire la brutalité du monde aussi dur qu’un quelconque Schuhmacher dans la face de Battiston. La France a commencé à s’ouvrir au monde du foot où elle était le David qui faisait trembler les golliaths. Henri Michel en récoltera les fruits en se payant l’Italie puis le Brésil, dans le plus beau match de coupe du monde, en tous cas joué à Guadalajara.

Mais pour en revenir à Michel, Hidalgo, pas Henri, pourquoi ne pas proposer cette candidature au comité central de la FFF, au politburo de la DTN ?

Jah.

samedi 28 juin 2008

Allemagne vs Espagne



Bon. La finale de l'Euro 2008 opposera deux nations, Allemagne et Espagne qui ont eu un passé dicatorial. Le lien entre les deux ayant été fait au stade municipal de Guernica. On remarquera que les pays qui ont eu des régimes de fer accèdent souvent ces derniers temps aux derniers carrés des compétitions continentales. Alors, une règle particulière se serait-elle insérée dans les psychologies nationales voire nazionales permettant de revendiquer la victoire, tous unis derrière ses représentants footballistiques et contre le reste du monde ?

Rien que pour l'Europe, on remarquera les appariements suivants :

Italie (Mussolini)
Allemagne (Hitler)
Portugal (Salazar)
Grèce(les colonels)
Espagne (Franco)
France (Pétain)

On remarquera également que le Brésil et l'Argentine pour la zone Amsud, le Japon pour la zone Asie, sont des dignes représentants de leur continent et portent un passé chargé.

L'italie championne du monde en 1934 ? Mouais, triste exemple et pas un grain de sable pour enrayer la machine tel un Jesse Owens au JO de Berlin en 1936.

Et l'Argentine en 1978 ?

Bref, y aurait-il un rapport de cause à effet ? A vous de voir.

Jah.

Papa Drogba version musicale

Par Clay2Nine, musicien d'origine libérienne.

Blu-Ray en Haute Fidélité



Bon, certains diront que je suis en train de hurler avec les loups à la suite de l’élimination de l’équipe de France de foot dans l’Euro 2008. Certes, on peut l’affirmer. Pourtant, au-delà des choix humains ou tactiques de Blu-Ray, c’est une gestion assez particulière qui nous a été « offerte » par Raymond la Science ces dernières années…



Flux tendus


Domenech, l’ancien boucher à la moustache zapatiste des surfaces de réparation (sic) de la première division dans les (pas-si-glorieuses-que-çà) seventies, est donc nommé « coach » (ou sélectionneur si on est un peu nostalgique) du onze français. L’astrologue amateur a géré un héritage lourd à porter, les victoires françaises en 1998 et 2000 malgré les passages plus ou moins express de Roger Lemerre (l’homme à l’inamovible survet’) et d’André Santini après Aimé Jacquet.


La constance de Domenech peut être considérée comme une qualité ou un défaut. Néanmoins, culture du secret dans un environnement ultra luxueux, composition de l’équipe oscillant entre tradition et chamboulement, déclarations à l’emporte-pièce, élimination de joueurs reconnus de l’effectif, et annonces de dernière minute… On peut avoir le sentiment que Ray ne savait pas toujours ce qu’il allait faire dans le fameux « prochain match ». Mais les joueurs, régulièrement mis en compétition (sauf pour les titulaires… de passe-droits) n’ont pu sur la longueur bâtir une véritable équipe en quatre ans et deux compétitions majeures.


Le postulat sur lequel a été bâti la liste des 23 de la dérouste (non, il n’y a pas de faute de frappe, c’est un néologisme, mélange de rouste et de déroute) hélvéto-autrichienne, à savoir tous les postes doublés (sauf gardien, avec trois joueurs) et des joueurs mis en concurrence, n’ont certainement pas du ou pu donner un véritable sens à l’appartenance à un collectif. Malgré les déclarations d’intentions aux forts relents publicitaires et exploités par l’équipementier aux trois bandes, « vivre ensemble et mourir ensemble », on a bien senti les tensions entres sélectionnés et non sélectionnés ou encore, et c’est plus grave, entre sélectionnés et sélectionnés.

Bref, un effectif tendu à flux non moins tendu…


Un SMS sinon rien !


Lors de la coupe du monde 2006, Coach Ray délivrait ses états d’âme par l’intermédiaire de l’opérateur de téléphonie SFR et de ses services divers. Mélange des genres pour un employé de la FFF ? On ne savait plus très bien alors qui était son employeur. Il est vrai que le Président de la République a voulu élever le credo « travailler plus pour gagner plus » au rang de devise nationale et sans jeu de mots.

Toujours est-il que sa demande en mariage à une présentatrice de la chaîne sur lequel était diffusé le dernier et ultime match des Bleus de cet Euro 2008 a pu sembler 1) incongrue 2) obscène 3) ………….. (Mettez-y ce que vous voulez).

Quelqu’un aurait pu conseiller le futur ex-sélectionneur au sujet de cette communication de type privé. Un SMS à sa compagne aurait été vraisemblablement plus adéquat (ou approprié si on est de tendance atlantiste) que cette déclaration qui s’est immiscée dans tous les foyers de France encore branchée sur M6 après la catastrophe nationale. Bien. Mais Domenech aurait-il voulu suivre l’exemple de Nicolas S (de Neuilly/Seine) qui gère vie privée et vie publique devant les mêmes caméras et derrière les mêmes micros ?

Bad news from the stars

A l’instar de la victoire PS aux dernières municipales ajoutée à la « bonne prestation » de l’équipe de Hollande (François) lors du match retour des législatives (le second tour), la FFF et l’encadrement de la sélection nationale ont-ils pris réellement la mesure d’un malaise sauvé par la participation somme toute inattendue à la finale de la coupe du monde 2006 ? Le staff estampillé FFF n’a-t-il rien vu ?

Dans le même ordre d’idée, la presse, prompte à encenser et à brûler dans un bel élan versatile, n’a-t-elle pas surestimée les joueurs français plus souvent remplaçant s que titulaires dans les grands clubs européens qui les emploient ? Car l’argent facile amène assez souvent nos jeunes pousses et nos vieilles gloires dans les clubs du G14 (ou 28 ?) chers à JM Aulas à devenir des cireurs de bancs professionnels (gageons que les fonds de leurs pantalons de survêt sont doublés…). Donc moins de temps de jeu, des complexes d’infériorité par rapport à d’autres joueurs, et un goût du luxe peut-être incompatible avec la compétition footballistique…

The Wooden Tongue (ou « Du bois dont on fait les langues »)

Pas d’échec, mais de la déception selon le même Raymond la Science qui affirmait avant l’Euro que le but était de le gagner et après l’élimination qu’il s’est mal exprimé et qu’en fait il avait voulu dire que le but était de préparer la coupe du monde 2010 (pour rappel, en Afrique du Sud)...
Car Raymond n’assume rien, si ce n’est les pirouettes communicationnelles qui brouillent l’écoute (et également l’inverse contrepété) des amateurs de foot et des supporters des Bleus. L’homme qui réussit à répondre en commençant ses phrases par oui quand il pense non et par non quand il pense oui, n’aura brillé que dans le conflit avec les journalistes en ressortant une langue de bois telle qu’elle aurait pu faire palir, donc rosir, le Georges Marchais qui défendait le bilan soviétique, globalement positif, de l’URSS de la fin des seventies…

Mais pour Blu-Ray, tout n’est pas globalement négatif. La virtuosité dont il a fait preuve dans le maniement d’une langue en chêne centenaire pourra toujours l’aider à retrouver un boulot.

Comme commentateur sur M6 ? Au gouvernement à la place de Laporte ?

Jah

vendredi 27 juin 2008

Vive la France qui perd



Certes, il existe des problèmes bien plus importants que le football... Certes, les footballeurs professionnels, s'ils sont souvent de grands sportifs, ne sont pas forcément des grands citoyens... Pourtant quelques esprits libres surnagent au milieu d'une vacuité de leurs propos dans la presse, qu'elle soit généraliste ou sportive. On connaît Lilian Thuram et son implication contre le racisme et les discriminations, mais la parole sensible et sensée de Vikash Dhorassoo (natif d'Harfleur et non de Neuilly) est digne d'être entendue ou lue.

Vikash a publié ce vendredi 27 juin une tribune dans la pertie Rebonds de Libération. Quand le "substitute" dit ce qu'il pense, il égratigne au passage le culte voué à la victoire dans le sport. Rafraichissant.


Vive la France qui perd !

Mardi 17 juin, on a retrouvé la France qui perd. C’est le plus important. Finie la France qui doit toujours gagner, la page est peut-être définitivement tournée. Finie l’exclusivité de la parole et du savoir dans le football à ceux qui gagnent.

Les derniers rescapés de 98 – Gloria Gainor avec eux – et tout ce qu’on a bien voulu nous faire avaler, hop, enfin à la cave. Fini le 1, 2 et 3 zéro, et la France black-blanc-beur post-coupe du monde… Finie la France qui gagne pour nous détourner de la réalité. Et même, cette France désorganisée, avec une défense plus que limite qui perd à 10 et face aux champions du monde, on lui a trouvé un peu de panache au Royal Custine, bar de Barbès. Oui, Domenech a encore raté son coaching. Oui, Domenech joue avec deux récupérateurs, soit un de trop par rapport aux autres équipes du tournoi. Oui, Domenech… N’empêche : il peut être fier de ce qu’a fait cette équipe rajeunie – un seul champion du monde 98 sur le terrain – pour son dernier match. S’est bagarrée. A pris des risques.

Le lendemain, la France s’est réveillée sans gueule de bois semble-t-il, comme si cette fin était attendue – espérée? – comme si finalement, ce n’était pas plus mal que ça se termine comme ça. Dans ces moments-là, les gens sont solidaires : ils cherchent un responsable, un bouc émissaire, parce qu’il faut un bouc émissaire. En l’occurrence, ils n’ont pas eu besoin d’aller le chercher : il s’est rendu tout seul. «Je demande Estelle en mariage» qu’il a dit Raymond le soir de l’élimination.

On pourrait évidemment y voir une pirouette : Raymondo aurait fait le malin. Une ruse pour ne pas avoir à reconnaître ses erreurs, une manière de déplacer le propos. Il a tenté le coup de l’émotion. Bien essayé puisqu’on est dans une société ou l’émotion, ça marche. La télé nous propose de l’émotion, Sarkozy nous fait de l’émotion. Alors quoi de plus normal que de surfer sur cette vague dans un dernier espoir pour sauver la face le soir d’une cinglante défaite, surtout lorsque l’on est la personne la plus importante, excusez-moi le couple le plus important après le couple présidentiel.

Estelle n’est pas Carla. Elle n’a pas apprécié ? Hum ! Peut-être ! Les Français non plus… On y a presque cru quand il est venu annoncer sa sélection la larme à l’œil, enfin non, pas trop en fait. On n'y a pas cru. En décidant de prendre trente joueur et d’en éliminer 7, il sait que ce sera terrible pour eux. C’est vraiment nous prendre pour des imbéciles que de jouer le mec traumatisé (même s’il avait été sincère, c’était surtout traumatisant pour les 7 exclus qui risquent d’être marqués par cet événement, comme l’avaient été les 8 de 1998).
Il a juste pris les meilleurs, sauf Mexès, sans faire aucun sentiment. Gomis, Mandanda sortis de nulle part, comme Ribéry et Chimbonda deux ans plus tôt, façon de se mettre l’opinion dans la poche.

Selon lui, les autres joueurs seraient venus saluer leurs copains sur le départ. Landreau son fidèle lieutenant le désavouera publiquement. Manipulation ratée. Démasqué, Raymond.
Il voulait être le sélectionneur et il l’est devenu. Mais être sélectionneur a un prix : Domenech a accepté de le payer. Par ambition, goût du pouvoir ou de l’argent ? Il a adoubé le retour des anciens. Certainement contre son gré. Il est devenu lisse (finis les poils sous les yeux), fade (où le décalage ? où le théâtre ?), une sorte de produit TF1 payé par le service public – et SFR pour arrondir les fins de «moi».

Et puis, mardi soir, il a perdu après avoir commis trop d’erreurs techniques, tactiques, et de communication. Dès le lendemain, on a rameuté les loups. Le lobby 98 à l’action. Lizarazu, Petit, même Boghossian, mais surtout Dugarry, et tout 98, en chœur : «Domenech, dehors !» Deschamps, celui qui vote chasse, pêche et tradition, est là, déjà prêt pour le remplacer avec ses préparateurs physiques italiens en embuscade – seulement en tant que sélectionneur (il l’a annoncé dans «Le Monde» de la veille de France-Italie espérant certainement une défaite de la France. Très élégant !), et pas comme futur mari d’Estelle (espérons que ce ne soit pas un package). Les champions du monde n’en ont pas fini avec Domenech.

Faut-il hurler avec les loups ou prendre le maquis ? Evidemment, la deuxième solution : organiser la résistance, maintenant, pour que Domenech vive son histoire, celle de toute une génération, celle naissante et celle intermédiaire sacrifiée. Le mec ouvert – et de gauche – que l’on appréciait a disparu le jour où d’autres, un soir de France-Côte d’Ivoire, ont décidé de réapparaître. Ce 5 août, c’était écrit : la génération 98 aurait sa peau. Tôt ou tard, elle reprendrait le pouvoir. Après avoir flingué Lemerre et Santini (pas vraiment des flèches, ces deux-là), c’était au tour de Domenech.

Il est peut-être temps de sauver le soldat Raymond s’il est prêt à se battre (s’il va aussi voir un bon psy et fait son mea culpa). Et, du même coup, le foot français, enfin libéré du poids des anciens légitimés par un concept illégitime, la victoire, et aussi parce que la France qui perd a son mot à dire…

Vikash Dhorasoo
Rebonds / Libération du 27/06/08

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